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GAME OVER

création 2020

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Présentation

Après "Choisir l’écume" qui a mobilisé une équipe de dix personnes durant deux ans et demi, Les Enfants Sauvages se lancent dans la création d’un spectacle pour un seul acteur, continuant de faire de leur pluridisciplinarité une discipline.

 

Les Enfants Sauvages écrivent tous ensemble, en étroite collaboration. Il n’y a pas de hiérarchie entre leur pratique, le texte ne prévaut pas sur le reste. Tout se construit en même temps, à l’épreuve du plateau. Ils écrivent le texte et filment les images. Jamais très loin, Marion Benagès ébauche les illustrations, les costumes et croque les marionnettes.

 

La particularité des Enfants Sauvages est la création de spectacles hybrides qui flirtent avec le Fantastique.

 

Pour cela, ils s'inspirent de légendes populaires ("Les enfants du Pilon", basé sur la légende des 4 fils Aymon, 2013), de leur mythologie familiale ("Nonna & Escobar", 2015), ou encore de contes faisant partie de l'imaginaire collectif ("Choisir l'écume", basé sur "La Petite Sirène" d'Andersen, 2017).

 

 

Pour "Game Over", Les Enfants Sauvages ont choisi l'univers de la BD et des jeux vidéos.

 

Avec ce spectacle, ils inventent leur propre conte, à leur image, acidulé, pop, poétique et décalé.

Une fable contemporaine

Un spectacle pop au rythme effréné où le public est plongé de l'autre côté, non pas du miroir, mais de l'écran d'un ordinateur. Les Enfants Sauvages redoublent d'inventivité pour vous faire vivre un moment où la magie s'allie à la technologie, entre "Alice au Pays des Merveilles" et un épisode de "Black Mirror".

Kevin est un jeune trentenaire qui bosse dans une usine pétrochimique, dans le Nord. Son usine met la planète sous célophane mais cela n'a pas l'air de l'inquiéter. En effet, Kevin ne s’intéresse pas du tout à ce qui se passe dans le monde réel, par contre c’est un gamer hors pair, l’as des as des jeux en ligne. Addict aux émotions fortes que cela lui procure, à grands coups de manette, il peut tuer des centaines de personnes sans sourciller.

Les Enfants Sauvages utilisent l’univers des jeux vidéos pour interroger la violence de notre société. Violence symbolique, violence morale, violence sociale, comment tout cela influe sur notre inconscient, notre capacité à rêver, notre rapport à nous-même et aux autres ?

 

Une nuit, Kevin sera littéralement propulsé dans le jeu Majestix qui le retiendra prisonnier. Pour s’en sortir, il sera épaulé par Super Pigeon, un personnage animé. Kevin devra alors trouver le héros qui sommeille en lui afin d'accomplir sa véritable mission. Mais quelle est-elle ?

 

Les jeux vidéos, les internets, les séries télé, toutes ces fictions ne seraient-elles pas des œillères qui nous empêchent d’être au monde ?

Une fable écologique

Interroger la violence nous a amené vers l’écologie. Quoi de plus terrible que la destruction de notre planète minutieusement organisée pour répondre à l’intérêt économique de quelques puissants ? Nous le savons tous, l’Humanité court à sa perte si elle n’arrête pas de polluer autant notre planète. Mais les sociétés humaines foncent têtes baissées vers ce que les scientifiques appellent « l’anthropocène », soit la première fois où la Terre subit directement l’activité d’une des espèces qui l’habite.

Les Enfants Sauvages interrogent donc la responsabilité individuelle :

Peut-on empêcher la catastrophe qui arrive ? Devons-nous aller à l’encontre des décisions de ceux qui nous gouvernent ? Comment agencer sa propre pensée au milieu de la cacophonie des discours en continu, politiques ou médiatiques ?

Notre anti-héros, lui, ne se soucie guère de tout se tintamarre et préfère jouer à ses jeux vidéos. L’Univers Majestix qui le retiendra prisonnier façonne une partie selon les désirs secrets de Kevin :

 

Faire exploser son usine !



Comme dans tout bon jeu vidéo, son acte va déclencher des cinémathiques que nous montrons via nos dessins animés. Les habitants de l’Univers Majestix sont soit des oiseaux, soit des reptiles. Kevin dispose de trois vies pour réussir sa mission. Au fur et à mesure des parties, il comprendra que non, il n’a jamais voulu vraiment faire exploser son usine. C'est une chose de dégommer des cités entière dans un jeu vidéo, c'en est une autre de le faire en vrai... Kevin n’est pas un super vilain !

 

Kevin doit empêcher Marie-Sylvie Varan de remporter les élections Majestix face à Jean-Michel Colombe.  Notre fable est simple, les reptiles veulent plus d’usines, et ce, afin d’accélérer le réchauffement climatique. C’est bien connu, les reptiles aiment se dorer la pilule au soleil. Jean-Michel Colombe, lui, milite pour une véritable transition écologique.

 

Pour conclure, oui, parler des enjeux politiques de notre époque nous amène forcément à parler d’écologie. Si le théâtre est un examen du réel, il traitera forcément de ce sujet, cela nous paraît absolument nécessaire, surtout pour un tout public à partir de 9 ans.

Photographie de Frédéric Touchard,

Port Industriel de Dunkerque

Équipe artistique

De et avec Alan Payon

Assisté d'Annabelle Garcia et Coralie Maniez

Sur une idée de Frédéric Touchard

Pablo Albandea pour la voix de Super Pigeon



 

Animation et VJing : Pablo Albandea

Costume et dessin : Marion Benages

Marionnette : Marion Benages et Laurine Schott

Scénographie : Alan Payon et Laurine Schott

Son et lumière : Alexandre Santiago

Pour les voix des dessins animés :

Yannis Bougeard, Jonas Coutancier,

Annabelle Garcia, Coralie Maniez

et Alan Payon.

Coproduction

Coproduction : Les Enfants Sauvages - TCM, Théâtre de Charleville-Mézières - EPT Vallée Sud – Grand Paris, Théâtre Victor Hugo de Bagneux - Théâtre Louis Jouvet de Rethel, scène conventionnée d'intérêt national des Ardennes - Compagnie Emilie Valantin.

Soutiens : L'Avant-Scène, Ville de Dunkerque - le Volapük (Tours) - Plum Yard (République Tchèque).

Remerciements : La super équipe technique du TCM - Joël et Brigitte Bougeard - Sylvie Weber - Jean-François Santiago - Aurélie Caudron - Adeline Stoffel.

Les Enfants Sauvages / +336 98 98 57 95

lacomsauvage@gmail.com

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