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Crash Test le 19 mai à 20h au Grand Parquet, la Maison des Artistes du Théâtre Paris Villette

Ce spectacle fait partie intégrante du volet "création" de la Salle Jacques Brel de la CCVPA, à Monthermé. Nous y serons en répétitions au second semestre 2026.

Ce spectacle est également soutenu par le Théâtre Halle Roublot (Fontenay sous Bois), l'Espace Périphérique (Paris), le Nouveau Relax (scène conventionnée de Chaumont), le Théâtre Victor Hugo (Bagneux), etc...

SYNOPSIS 

Un parhélie dans le ciel de Reims

Le texte est édité chez l’Harmattan

(pour l'acheter, c'est ici)

L’action se situe en 2013, à Reims, pendant les débats parlementaires autour de la loi dite du « mariage pour tous ». Les prises de parole de la garde des Sceaux de l’époque se frottent au quotidien de deux couples qui se sont posés la question de comment faire famille, expression alors à la mode dans les médias. Il y a Édith et Antoine, la cinquantaine, mariés depuis trente ans. Ils ont fondé le Garage Mésange. Il y a Barthélémy et Reginald, vingt-cinq et vingt-trois ans, ensemble depuis le lycée. Ils évoluent dans un brouillard confus de souvenirs inégaux sur le principe de la répétition-variation. Tous les quatre sont au bord de la faille, sur une crête entre le bonheur et la béance. Et dans le ciel de Reims, quelque chose d’étrange agit sur la parole.

NOTE D'INTENTIONS

Une création prévue en 2027

(Pour les 15 ans du mariage pour tous)

Parhélie, définition _ Nom commun. (Météorologie) Phénomène atmosphérique désignant la manifestation visible des rayons du soleil qui traversent les cristaux de glace contenus dans un nuage et colorient ce dernier. Image du soleil réfléchie sur une partie du halo.

Avec ce nouveau spectacle, je souhaite montrer le quotidien de deux couples sommes toutes assez banaux, mais dont la langue peut friser le sublime, par le recours à la science-fiction :

Quelque chose apparaît dans le ciel de Reims, et cela agit sur la parole.

(Mais n’est-ce pas le rôle de toute œuvre théâtrale : agir sur la parole ?)

Je crois que cette volonté d’écrire pour elleux, Edith et Antoine, qui dirigent le Garage Mésange en banlieue rémoise, et Reginald et Barthélémy, dont le premier travaille chez les Mésange et le second chez Mac Do est (une partie de) ma réponse à cette fatigue de voir que les récits (théâtraux ou non) sont de plus en plus le monopole d’une certaine élite.

 

Extrait, Édith, scène 2 :

“Édith, ailleurs. —Je ne suis pas homosexuelle. J’ai cinquante-trois ans. J'ai connu Paris. Les années quatre-vingt. Les amis. Morts. Le SIDA. Ceux qui lisaient Foucault, Mathieu Lindon. Ceux qui dans la fumée des cigarettes disaient. Me disaient. Ce qu'aimer veut dire. Pourquoi, moi, Édith, je ne lirais pas ces auteurs ? Qui pourrait me priver de cela ? Et si on va par là. Pourquoi je ne connaitrais pas les robes de Thierry Mugler ? Pourquoi moi, Édith, je ne pourrais pas dire ce que je dis ? Qui me cantonne. Me circonscrit. À n’être que ce qu’il veut que je sois ? Quels yeux étriqués se posent sur moi pour m’enfermer. Me réduire. À l’étouffé. Comme une recette de grand-mère ? Un jour on me demanda comment.

Comment j’avais fait pour être cette femme, celle du garagiste. Pourquoi je n’avais pas voulu autre chose. Une insulte. Sa question était une insulte.

 

Une image très forte m’inspire, celle de la Lune dans le film (très théâtral) Melancholia de Lars Von Trier (photo ci-dessous). En tant qu’auteur, ce recours au fantastique me permet de mettre en place un processus langagier :

Les personnages révèlent des non-dits.

 

Extrait, Antoine, scène 10 :

Antoine est le contraire du stéréotype du garagiste, c’est un individu taiseux, certes, mais intuitif. C’est lui qui sent que le surnaturel va advenir. Lui qui chante My funny Valentine à son épouse depuis trente ans sent qu’une autre chanson a pris le dessus, celle du silence :

“Antoine. — Quand la fatigue a commencé je me suis retranché en moi-même. Pour te protéger. Au début. Comme au garage. Quand je me glisse sous les voitures. J'aurais dû naître au fond d'un lac. Silure ou poisson-chat. Une fosse entre toi et moi. Un trou. Du silence. Une note aphone. L'accord que nous avons trouvé. Du silence. Et le drame s'est joué sans que nous n'en prenions acte. Il s'est joué à côté de nous. Silencieusement. Le silence. On ne l'entend pas. Ça se glisse entre nous dans le lit. Insidieux. Et c'est demain une frontière infranchissable. Parfois j'aimerais tenter la douleur. Que tu me sentes. Vraiment. Que j'entende. Ta voix. Ta vraie voix. Te prendre. Salement. Te surprendre. Tout aussi salement. Mais cette chanson que nous avons inventé. Toujours la même les mêmes refrains les mêmes couplets. Aphones.

C'est aussi la première fois, en plus de 10 ans de compagnie, que je me lance dans la création d'un de mes textes.

Je précise, cette fois il ne s’agira pas d’une écriture au plateau, comme pour tous mes spectacles depuis 2014 (sauf pour Orange au pays des Angles), mais de la mise-en-scène d'un de mes textes DÉJÀ écrits, en tant qu'auteur, simplement. Le Parhélie est l'aboutissement d'un cycle d'écriture avec ces quatre personnages. D'abord étonnement farcesques avec Le pacs de 14h45 écrit pour les Castelets Bleus d'Emilie Valantin, puis beaucoup plus tragiques dans Le Loir écrit à l'ENSATT, puis dans Fâchés, dont des extraits ont été publiés dans la revue Le bruit du monde.

Avec ce spectacle, je reviens aux acteurices, qui m’ont terriblement manqué durant ces 10 années d’aventures marionnettiques. Mais chassé le naturel, il revient au galop… À une différence près :

Je souhaite aujourd’hui non pas mettre mon écriture au service de la marionnette, mais mettre la marionnette au service de mon écriture.

Aussi, en tant que marionnettiste, faiseur de monde autre, le recours au parhélie comme image fantastique me permet de créer une autre dimension _ ou plutôt, un portail, un pont Einstein-Rosen (1), comme un oeil-de-boeuf (ou un judas) _ qui permet de jeter un regard vers ce qui aurait pu être, si on avait parlé.

 

Je veux alors montrer le fantôme de l’enfant pas né. Aussi, avec la trompette qui, dans le spectre sonore, agit comme une autre voix, nous pourrons introduire ces spectres par leur complainte instrumentale.

Extrait, Antoine, scène 7 :

“Antoine. — Les plus belles choses de ma vie. Comment dire ? Les plus belles chose se situent ailleurs. J’en suis intimement persuadé. C’est au fond de mon ventre. Les plus belles choses de ma vie n’ont pas eu lieu ici. Ailleurs. Ailleurs et avec toi. Dans une autre dimension.

 

Szondi nous dit que le drame moderne repose sur le choix : Des personnages confrontés a une problématique, dans le temps donné du spectacle, vont devoir y répondre. C’est le choix opéré par eux qui fonde le drame.

 

Mais qu’en est-il, quand la vie a coulé, et que nous avons été pris dans la marée du silence, à ne rien choisir, à faire avec ? Il y a bien des fois où on se contente de vivre ailleurs, de s’imaginer autrement, dans cette autre dimension où nous osons opérer un choix.

Répétitions - variations

 

Mon théâtre se situe après l’action. Les scènes se répètent, nous passons d’un prisme à l’autre (du regard d’Antoine à celui d’Edith, cela devient deux scènes distinctes pour un même moment de vie). Nous comprenons alors que la perception de l’un n’était pas celle de l’autre.

Les souvenirs n’existent qu’au moment où on les évoquent.

Je suis un auteur qui croît aux fantômes. Ce ne sont pas nos morts qui nous hantent, c’est nous, qui tartinons leur souvenir sur les murs dans un processus inconscient. C’est cela un fantôme, un souvenir ressassé au plus profond de nous.

Extrait, Barthélémy, scène 2 :

“Barthélemy. — Nous passons notre vie à côté de la vie. Tout à côté. En se raccrochant à nos rêves. Aux possibilités. Jusqu'au jour où il ne reste de nos rêves que quelques saletés à gratter sous nos ongles. Agir. Il nous faut agir. Il nous faut décider. Comme si trop de choix s'offraient à nous. Comme si ça nous paralysait. Comme si — il faut bien le dire — nous manquions d'oppression pour avoir envie de nous soulever. Et d'entonner. Le chant des partisans.

​​

(1) Einstein et Rosen avaient imaginé que des objets extrêmement compacts, tels des trous noirs, pouvaient former un tunnel dans le tissu de l'espace-temps, tunnel qui relierait deux points arbitrairement éloignés de l'Univers, tel un raccourci. On parle de pont d'Einstein-Rosen ou pont ER, ou trou de ver.

Pendant plus de 10 ans donc, je me suis aventurer dans des écritures de plateau avec mon équipe. Ce fut une période où écrire, mettre-en-scène et scénographier était pour moi un geste unique :

Une façon d’agencer le plateau, d’y circonscrire des espaces dramatiques, le mot que nous employions alors entre nous était “architecturer”. Les sens, ce que nous racontions et comment nous le racontions. Cette attention, cette vigilance, m’a permis d’être un des auteurs lauréat d’Artcena, à la catégorie dramaturgie plurielle pour mon texte / spectacle Choisir l’écume.

Pour moi, la marionnette doit absolument dépasser les contraintes du corps de l'acteur.

 

Au tout début, je ne pensais pas avoir besoin d'elle dans ce spectacle. Mais elle seule sait dire ce que les comédiens ne diront pas, même dans leurs silences. La marionnette et ses arts associés me permettent alors, dans ce spectacle, de jouer sur la crête entre absence et présence. De créer des fantômes, et des apparitions.

Déjà, dans ma pièce Le loir, un projet datant de l’ENSATT, je cherchais comment le rendre vivant :

Le fantôme de l'enfant pas né, dans les murs, à gratter comme un loir, il hantait sa mère, la seule à l’entendre. Est-ce lui qui la hantait, ou est-ce elle qui refusait de l’oublier ?

Quand je suis sorti de l’ENSATT et que nous avons commencé à créer avec les Enfants Sauvages, je manquais de recul, j’étais très jeune, et je ne me rendais pas compte que mes spectacles parlaient fondamentalement de mes expériences :

Ma grand-mère qui m'a élevé avec Nonna & Escobar, ma sexualité et les questions relatives au désir à l’heure de Grindr avec Choisir l'écume, etc...

Avec le Parhélie, je crois, je veux raconter ce long deuil, parfois très insidieux, de ma parentalité.

Je ne serai pas papa.

Je ne serai donc jamais vraiment dans la norme, en tout cas dans celle de la société hétéro-normée qui envisage l'enfant comme l'aboutissement d'une vie de couple réussie.

 

C’est pour cette raison que l’intrigue a lieu en 2013, cela me permet de retranscrire certains passages clés des échanges parlementaires autour de la loi dite du “Mariage pour tous”. Les retranscrire pour créer des échos, des frottements, avec la vie des personnages. Comment le politique rencontre l’intime... Ces échanges entre la Garde des Sceaux et les députés et sénateurs sont la toile de fond, sonore, radiophonique, du spectacle. Peut-être un téléviseur ici ou là diffusera nonchalamment quelques passages (je ne sais pas encore, j’ai besoin du plateau pour tester).

 

Ce que je sais, c’est que depuis ça, je l'ai rêvé 100 fois ce petit bout. Pleuré un peu. Écrit beaucoup. Mais les mots m'ont fait raconter l'histoire d'Édith et Antoine, et de Reginald et Barthélémy. Je suis un auteur de théâtre, et je m'emploie à trouver d'autres voix dans ma voix. (Je suis de Charleville : Je est un autre, tout ça...).

 

Extrait : Edith et Antoine, scène 20 :

Édith. — Ça a existé Antoine. Dans mon ventre son poids — mort — était concret. La douleur était concrète. Tu as voulu que je te suive — que j'aille vers toi. Vers ce que tu me proposais. Tu as voulu solutionner. Il n'y a pas de solution à ça. Il y a le deuil. Le temps. L'acceptation. Je t'ai donné un enfant mort et tu as fait semblant. On a vécu en faisant semblant.

Antoine. — Il fallait bien. Nous ne pouvions pas rester près de lui — sur sa tombe au cimetière — à le bercer.

Édith. — Il n'est pas au cimetière. Je l'ai pris dans mon ventre et je l'ai gardé. Et aucun autre. Je n'ai pas voulu. Qu'un autre prenne sa place.

Antoine. — Oublie ça maintenant Édith. Il n'y a plus rien à garder. Trente ans. Trente ans. Il a fallu oublier, et le garage, le travail. Tu étais là, tu sais bien.

Édith. — Non, je n' sais pas, le garage, quoi le garage ? Il peut tourner sans nous ton garage.

Antoine. — Édith. Je veux juste aller me coucher.

Édith. — Va te coucher Antoine. Couche-toi sur tout. Et continue. Continue — trente ans que tu te couches sur cette conversation.

Extrait : Antoine, scène 24 :

"Antoine. — Ton départ a tout changé. Ça n'a plus jamais été simple ensuite. Nous savions pourtant que c'était une histoire banale. Comme il y en a partout. Mais là. Ça nous arrivait. À nous. Et c'était une douleur. Constante. Quotidienne. Avec les années, je t'ai oublié. Tu n'étais pas né. Je ne pouvais pas te pleurer toi que je n'avais jamais vu. Tu ne m'as pas ressemblé. Je ne t'ai pas appris à te raser, étaler la mousse sur ton sourire d'ange, en te tendant un rasoir sans lame sans rien dire pour que tu y crois, pas appris à regarder les filles, aucun conseil d'homme à homme."​​​

Un vortex interdimenssionnel au loin avec à l'intérieur les silhouettes d'un couple, entre

>>> Scénographie

L’ensemble du spectacle se déroulera sur un plateau de 4,5m sur 3, avec du public dans la salle, mais aussi sur le plateau, assis sur des gradins, face à face, à cour et à jardin de l’aire de jeu des comédiens (cf plan ci-dessous).

Le public encadre les comédien.ne.s, mais les spectateurices sont eux aussi dans des dimensions différentes. Le spectacle peut se jouer en salle, ou dans des lieux non-dédiés que nous transformerons, tels des hangars, des usines désaffectées, en extérieur, etc...

 

>>> Proposer une autre expérience de spectateurice, manipuler l’impalpable

Le public en tri-frontal, dans la salle et sur scène, tout près des comédiens au plateau.

C’est la dégagement de la salle qui permettra la projection du Parhélie dans la fumée (FX).

Cela se transforme en un tunnel de lumière chatoyante – distorsion de l’espace-temps. Je reprends et peaufine ici les techniques développées dans mes dernières créations.

Depuis, j’ai réalisé de nombreux essais sur différents écrans, de tulles et de fumées, jusqu’à réussir à oublier les sources de projection, créant l’illusion de phénomènes météorologiques et de vortex qui mènent vers d’autres dimensions... Mon intérêt est de troubler la perception des spectateurices.

 

>>> L’enfant pas né

C’est dans ces vortex, fenêtre sur une autre dimension, que je figurerai le fantôme de l’enfant pas né. Cela, marionnettiquement, en faisant “voler” des vêtements, comme s’il y avait un corps à l’intérieur. Je jouerai sur les codes des films de science-fiction et d’horreur, en faisant se déplacer des objets, etc...

La marionnette me permet de montrer ce paradoxe – cette crête – entre la présence et l’absence : le fantôme de l’enfant qui aurait pu naître. A vrai dire, ce ne sont pas des fantômes, mais les enfants qui auraient pu naître ici, et qui sont nés ailleurs, dans une autre dimension.

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La musique dans Un Parhélie dans le ciel de Reims,

ou comment faire advenir le surnaturel ?

 

Le clavier

Avec Dorian, nous continuerons à co-écrire ensemble ce qu’il se passe au plateau. Sa présence live accompagne les comédien.ne.s et les spectateurices dans le récit.

Pour le Parhélie dans le ciel de Reims, nous testerons des effets au clavier, en assumant des références POP claires à des films de Sci-Fi ; cela pour accompagner crescendo l’apparition du Parhélie (phénomène météorologique rare). En effet, avant qu’il n’arrive clairement dans le ciel de Reims, chaque scène indique en didascalie soit une bruine, un brouillard, ou les rayons rosés du Soleil à l’aube…

L’apparition du Parhélie est donc le climax visuel du spectacle, permettant à nos fantômes, ces enfants qui auraient pu naître, de franchir un vortex, et de visiter notre dimension.

 

La trompette,

une atmosphère jazzy

Ces fantômes (marionnettiques) ne sont pas doués de parole. Ils sont là. Ils hantent. Ce sont les vivants qui les convoquent. Ils sont reliés. Nos fantômes sont dénués du Verbe, mais la trompette leurs prêtera la voix, une complainte. En effet, la puissance de cet instrument lui confère, sur le spectre sonore, des capacités de variations équivalant à une voix humaine.

Le personnage d’Antoine, interprété par le comédien et chanteur Guillaume Édé, est peut-être celui qui sent arriver le surnaturel, c’est lui qui chante My funny Valentine, comme un motif jazz récurent dans le spectacle, permettant de créer l’atmosphère adéquate à nos apparitions.

 

Préparer les spectateurices à l’apparition,

entre deux silences

Sur l’aire de jeu des comédien.ne.s, un plateau de 4m de profondeur pour 3,5m d’ouverture (voir la scéno page 9), nous créons entre les scènes des déplacements à la frontière du chorégraphique. Nous nous inspirons du travail de « trajectoires » des spectacles d’Olivier Dubois, Tragédie par exemple.

Dorian compose avec le silence, nous savons ensemble laisser du jeu, dans le sens d’espace, celui nécessaire aux spectateurices pour qu’elleux puissent y glisser leur propre imaginaire.

Ces partitions chorégraphiques seront donc autant d’espaces de libertés pour Dorian à composer avec les comédien.ne.s

DISTRIBUTION

Texte, mise-en-scène, scénographie : Alan Payon

accompagné de Marion Benages pour la mise-en-scène

et de Coralie Maniez au regard extérieur

Musique live : Dorian Baste à la trompette et la guitare,

Avec Guillaume Edé, Mathieu Ehrhard, Marie-Pascale Grenier et Florian Schwob

Effets spéciaux : en cours

Manipulation des marionnettes et régie plateau : Chem Lesire Ogrel

Construction des marionnettes : Camille Drai

Costumes et costumes-marionnettes : Marion Benages

Lumières, régie : Christelle Toussine

VJing : en cours

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