Un univers fantastique et loufoque 

"NONNA & ESCOBAR", un spectacle quasi muet qui laisse place au jeu clownesque, à la danse, et à la marionnette sous diverses formes. Nous avons fait le choix d’un spectacle quasiment muet mais en musique pour subjuguer, mieux embarquer avec nous les plus jeunes spectateurs. Les thèmes musicaux de Nonna sont créés à partir de chansons populaires lituaniennes des années 40. En effet, Jurate, la comédienne, nous vient de Vilnius et cela a nourri le personnage. Quant à Escobar, ses thèmes musicaux sont créés à partir de musiques de jeux vidéos des années 90, en 8 bit. Nous proposons un rêve éveillé où tout passe par les corps,  des interprètes, et de la marionnette. Nous proposons un rêve éveillé où tout passe par les corps, des interprètes, et de la marionnette. Nous avons imaginé une esthétique entre les sculptures d’Anne Bothuon, les films de Burton et l’expressionnisme allemand, avec un bon mélange de Chaplin et de Keaton. Un spectacle fantastique où la réalité est troublée. La scénographie et les personnages se transforment, au gré des délires de Nonna et d'Escobar. Qu’est-ce que l’un imagine de l’autre, quelle est sa perception ?

  Qu’est-ce que c’est, 

le fantastique ?

 

Voilà la réponse du Maître Google : 

 

« Le fantastique est un registre littéraire qui se caractérise par l’intrusion du surnaturel dans le cadre réaliste d’un récit »

Le spectacle donne à voir la situation du réel des personnages : un adolescent de 15 ans qui vit avec sa grand-mère de 85 ans, et bien souvent, ils ne se comprennent pas.

Au début du spectacle, par exemple, Nonna, traumatisée par la guerre et le manque de nourriture, oblige Escobar à remplir sempiternellement le garde-manger, qu’elle voit toujours vide. Il passe son temps à traverser le plateau, les bras remplis de denrées alimentaires de base, de la farine, du sucre, les victuailles nécessaires à la survie. 

 

Dans la tête d’Escobar, Nonna devient une Nonna Sorcière, ses mains de vieille, dans ses yeux à lui, deviennent des mains araignées.

Le spectacle est un peu comme un film muet, où la musique et la création sonore est un véritable partenaire de scène. La lumière crée des clairs / obscurs qui viennent révéler certains détails aux spectateurs, pour les aider à pénétrer le délire des personnages.

 

La scénographie est marionnettisée, le buffet et le canapé sont manipulables, le canapé devient une sorte de monstre gentil qui aime à accueillir les parties de jeux vidéos d’Escobar, le buffet lui, mange tout ce qu’on y range, pour faire enrager Nonna.

Nous ne sommes pas loin du Pays des Merveilles. Nous voulons que l’enfant qui verra notre spectacle en venant au théâtre pour la première fois, se souvienne de cette expérience comme un moment collectif et onirique, où l’imaginaire peut voguer au gré de la proposition artistique.

Le corps / marionnette

Pour « NONNA & ESCOBAR », nous voulons montrer le conflit intérieur de Nonna, qui va devoir accepter la présence de Maddalena, sa propre jeunesse, cachée en elle.

 

Jurate qui interprète Maddalena est celle qui manipule également Nonna. Nonna est une sorte de « combinaison », parfois complètement enfilée sur le corps de Jurate, et parfois, celle-ci peut  se détacher, apparaître, son visage sera blanc, comme s’il sortait d’un vieux film, nous pensons à Dietrich. Ainsi, nous montrons le dialogue interne de ces deux entités représentant Nonna.

Escobar

  

Escobar est un adolescent, nous l’imaginons comme un Arlequin moderne, l’éternel enfant avec la physicalité qui lui correspond. Celui-ci, confronté à sa Nonna, devra accepter le chemin de l’âge adulte.